lundi 18 juin 2007

Immigration 2

LES LISTES D'ATTENTE POUR OBTENIR LE STATUT DE RÉFUGIÉS AU CANADA NE CESSENT DE S'ALLONGER

Au Canada, les listes d'attente des demandeurs du statut de réfugiés commencent à s'allonger de façon inquiétante. Selon les dossiers de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, il y a actuellement 8000 demandes de statut de réfugié en attente de traitement. Pour chaque demande de traitements, il faut compter en moyenne plus de douze mois. Et chaque mois, quelque 900 nouvelles demandes sont déposées. Ces retards constatés surviennent au moment ou le gouvernement fédéral tarde à pourvoir les postes vacants au sein de la CISR. Quand Stephen Harper et ses troupes sont arrivés au pouvoir, en janvier 2006, seulement 5 des 119 postes de commissaires étaient vacants. Aujourd'hui, 45 des 127 postes de commissaires sont vacants à la section de la protection des réfugiés de la Commission de l'Immigration et du Statut de Réfugié. La ministre fédérale de l'Immigration, Diane Finley, n'a pas fourni d'explication sur le retard à pourvoir les postes vacants.

PLUS DE SERVICES POUR LES IMMIGRANTS EN COLOMBIE-BRITANNIQUE

Le gouvernement de la Colombie-Britannique annonce qu'il va étendre la gamme de services offerts aux immigrants afin de faciliter leur installation dans cette province de l'Ouest canadien. Le premier ministre, Gordon Campbell, dit que son gouvernement va investir 43 millions de dollars d'ici deux ans dans le programme Welcome BC pour augmenter les services offerts aux nouveaux arrivants. Selon Gordon Campbell, les immigrants pourront trouver dans ce programme de l'information autant sur les cours d'anglais, que sur l'emploi, la santé, l'éducation ou encore les activités récréatives. La Colombie-Britannique est la province qui accueille le plus d'immigrants en ce moment. Plus de 42,000 nouveaux arrivants ont choisi de s'y installer, l'an dernier.

MOINS DE LA MOITIÉ DES IMMIGRANTS PARLENT LE FRANÇAIS À LA MAISON AU QUÉBEC

Malgré l'adoption de la Charte de la langue française en 1977 au Québec, les transferts linguistiques des immigrants favorisent encore la langue anglaise dans cette province canadienne à majorité francophone. Selon des données révélées devant une commission parlementaire québécoise sur la culture, mercredi, seulement 46 pour cent des immigrants qui parlaient une tierce langue ont choisi le français comme langue d'usage à la maison. Pour ceux qui ne connaissaient ni l'anglais ni le français à leur arrivée au Québec, 56 pour cent ont opté pour l'anglais. Il s'agit d'une très légère amélioration par rapport à 1996, alors que trois immigrants sur cinq choisissaient la langue de Shakespeare. Les données révèlent cependant qu'à peu près la moitié des immigrants connaissent déjà le français à leur arrivée, et s'intègrent facilement au Québec.

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